Budget : on vous explique le concept du “latte factor”
S’offrir un café latte tous les matins, un cookie à chaque coup de mou et le dernier accessoires tendance à chaque changement de saison, c’est ce que l’auteur américain David Bach appelle le “latte factor”. Selon l’expert, ces petits plaisir alourdissent inutilement ton budget et t'empêchent même de devenir riche !
Les dépenses non nécessaires sont tous ces achats dont on n’a pas réellement besoin, mais pour lesquels on a du désir ! On peut citer :
Les magazines et les abonnements inutiles toujours en cours (streaming vidéo, applis de méditation, jeux en ligne, etc).
Les fast-foods et autres livraisons à domicile de plats ou de vin - qui représentent en moyenne 12 à 15€ par repas pour seulement quelques minutes de plaisir… ou de flemme !
Les produits cosmétiques et capillaires, surtout les dépenses à renouveler régulièrement. Cela a parfois surpris qu’on décrive les manucures professionnelles comme une dépense “non nécessaire”, mais effectivement il s'agit bien d'un plaisir éphémère. Par exemple : les crèmes, masques, élastiques, anti-cernes, make-up... Même avec la carte de fidélité Sephora ou Monoprix, l'addition monte vite ! Si ces dépenses sont aujourd’hui privilégiées par les femmes (et parfois montrées du doigt comme superficielles), on pourrait y ajouter les dépenses d’objets qu’on n’utilise qu’une seule fois : un peu comme la perceuse, certains outils, ou même ce vélo d'appartement qui finira dans le garage…
Les cigarettes
Les boissons qu'on achète au fil de la journée ou à l'apéro.
Les achats d’impulsion ! Ce qu’on achète parce que le marketing de la marque est bien huilé, parce qu'on est passé devant une devanture alléchante, parce qu'une promo était annoncée en ligne..alors qu'on n'a pas prévu ou budgétée ces dépenses à l'avance. La nouvelle fringue ou l'accessoire à la mode en est le meilleur exemple.
Faire du tri parmi ses dépenses
Le concept du "Latte factor" est tiré du livre éponyme de David Bach, spécialiste des finances personnelles datant de 2019. Ce n'est pas parce qu'on ne gagne pas assez que l'on n'arrive pas à mettre de côté. Selon l’expert, c’est plutôt parce que l'on sous-estime toutes les petites dépenses du quotidien, nos mauvaises habitudes de consommation.
Ces dépenses presque "invisibles" éparpillées par-ci par-là représentent une somme conséquente en fin de mois, elles peuvent se transformer en "grandes fortunes". À 4 euros le café latte consommé 5 fois par semaine avant d'aller au travail, toutes les semaines travaillé (soit 48 sur les 53 que compte une année). Cela fait 960 euros d'économies par an... ou 70 euros à investir par mois !
Le "latte factor" fait partie des dépenses quotidiennes qui nous donnent l'impression d'étre riches, le sentiment de pouvoir tout se permettre sans compter... Pourtant il atteint dans le cœur notre pouvoir d'achat ! Il s'agit souvent de dépenses dont on peut concrètement se passer. Mais une petite voix dans la tête nous murmure que l'on devrait "profiter de la vie, plutôt que de se priver". On repère et mesure ces dépenses là en faisant un état des lieux de nos sorties d'argent régulières et discrètes sur 3 mois. Pour savoir lesquelles supprimer, il faut penser à celles qui nous rapportent vraiment du plaisir, du bonheur dans un moment de qualité et celles qui sont devenues un réflexe, celles pour lesquelles on pourrait faire autrement. Un peu comme ferait Marie Kondo avec les objets dont elle se sépare.
Supprimer les dépenses inutiles, la clé pour devenir millionnaire ?
Cette critique sur les lattes qui plombent un budget est surtout une critique générationnelle ! Elle vient plutôt des "boomers" qui ne comprennent pas les dépenses des "millenials" et "Gen Z". Mais elle n'est pas parole d'évangile. Car chacun choisit ses propres dépenses...
Dans son discours, l'auteur David Bach laisse penser qu'avec cette épargne investie sur une vie à 10% de taux de rendement, tout le monde peut devenir millionnaire. Ce qui est faux. Il ne tient pas compte des familles vraiment modestes pour qui 5 euros par jour représentent l'ensemble des repas et "dépenses plaisir". Il ne tient pas compte du fait que le capital crée le capital. Il ne prend pas non plus en compte que les 10% de rendement annuel sont impossibles sur 25 années consécutives.
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