Le syndrome de la bonne élève prend sa retraite : pourquoi ouvrir un PER

Camille, 35 ans, abonnée de longue date, gagne bien sa vie et n’avait jamais cherché à payer moins d’impôts — jusqu’à ce que l’inflation vienne rogner son budget. Elle n’est pas un cas isolé : seulement 18% des Français ont ouvert un plan d’épargne retraite (PER), et à peine 14% des femmes (Baromètre de l’épargne et de l’investissement, AMF, mars 2026).

  1. Camille, ou le syndrome de la bonne élève face aux impôts

Camille, 35 ans, est une abonnée de longue date. Ex-étudiante studieuse qui a multiplié les concours, elle est devenue cadre dirigeante dans la culture. Pour décrocher son dernier poste, elle a dû apprendre à sortir de sa zone de confort, à se mettre en valeur, à détailler ses réussites auprès de ses managers et bien sûr à négocier une augmentation de salaire. Ce n’était déjà pas facile, car elle traîne le syndrome de la bonne élève depuis longtemps… Pourtant, elle le sait : parfois il faut oser.

Côté impôts, Camille gagne bien sa vie et ça ne la gênait pas de payer sa part, au regard de son salaire. Elle croit à la solidarité nationale, a bénéficié du système de bourses plus jeune, continue de soutenir la redistribution des richesses. Mais avec l’inflation, elle a du mal à tenir son budget certains mois. Et payer des impôts sans réfléchir, elle commence à en avoir marre — surtout en voyant ce que le gouvernement fait de l’argent public depuis 9 ans : baisse d’impôts pour les grandes entreprises, baisse des subventions aux associations d’intérêt général, diminution de la prise en charge des frais de santé et augmentation du budget de la Défense.

Alors cette année, c’est décidé : elle se renseigne sur les différentes techniques pour payer moins d’impôts, tout en cherchant à ce que son argent conserve un impact positif. Elle a scruté les vieux posts de Plan Cash, posé des questions en DM et appris les niches fiscales auxquelles elle a droit mais qu’elle n’imaginait jamais utiliser. Et la plus facile à prendre en main dans son cas, c’est le Plan épargne retraite (PER)… Avec le PER, le syndrome de la bonne élève prend sa retraite. Dommage que seulement 14% des salariées féminines aient pensé à en ouvrir un.

2. Le PER, une enveloppe d’investissement 2 en 1

Imaginé par le gouvernement en 2019 pour inciter les Français·es à investir dans leur future retraite en complément du système de base, le PER donne droit à des impôts en moins pour nous pousser à en ouvrir un. Une enveloppe qui permet à la fois d’investir et de payer moins d’impôts, donc.

Comme le résume une abonnée : « OK, on sait, le PER c’est pas sexy, mais payer les rattrapages d’impôts en fin d’année non plus. »

Toutes les raisons d’ouvrir un PER :

  • Investir en Bourse pour sa retraite en complément du système de retraite par répartition, en difficulté depuis quelques années ;

  • Compléter sa pension — d’autant plus important pour les femmes, dont le montant des pensions de retraite est inférieur de 40% à celui des hommes (hors pensions de réversion) ;

  • Avoir de l’argent bloqué sur un compte, et ne jamais être tenté d’y toucher !

  • Prendre des risques avec son argent tant qu’on est jeune… et les diminuer à l’approche des vieux jours ;

  • Déléguer la gestion de cet investissement à des expert·es ;

  • Compenser pour celles et ceux qui auront du mal à arriver à une retraite à taux plein : les entrepreneur·es, les free-lances, les carrières hachées, souvent liées aux congés maternité ;

  • Payer moins d’impôt l’an prochain (en 2027, sur l’année fiscale 2026) — un abattement d’autant plus intéressant si on est imposé au-dessus de 30% ;

  • Investir dans un PER investissement responsable, qui exclut les énergies polluantes et cherche à éviter le greenwashing.

3. Les autres avantages (et les limites) du PER

Termine sur du concret ou une question ouverte, pas sur un résumé de ce qui précède…

Pour aller plus loin… (retraite)

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